Les bâtiments 2025
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Les propriétés bâties départementales représentent une surface construite d’environ 300 000 m² dont 65 % de bâtiments destinés à accueillir des enfants. Ce patrimoine nécessite chaque année des travaux de mise en conformité, de maintenance et d’adaptation aux besoins des usagers pouvant nécessiter la construction d’extensions ou de nouveaux bâtiments.
L’année 2025 a vu se poursuivre plusieurs opérations de construction/rénovation déjà engagées sur les collèges et les autres bâtiments départementaux, ainsi que l’attribution de 211 nouveaux marchés pour une dépense globale en section d’investissement de 13,124 millions d’euros répartie essentiellement comme suit :
4,977 M€ consacrés aux 30 collèges sous gestion départementale ;
0,164 M€ consacrés aux collèges sous gestion régionale ;
0,470 M€ consacrés aux bâtiments accueillant les services départementaux ;
6,746 M€ consacrés aux bâtiments à vocation culturelle ou sportive ;
0,444 M€ consacrés aux bâtiments à vocation touristique et économique ;
0,164 M€ consacrés au budget annexe de la piscine de Saint-Pardoux ;
0,033 M€ consacrés au budget annexe du CDEF ;
0,126 M€ consacrés au budget annexe de production d’énergies renouvelables.
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La salle d’athlétisme indoor Marie José PEREC, née de la concertation avec le mouvement sportif lors des Assises du sport de la Haute-Vienne initié en 2016 est aujourd’hui en fonctionnement.
D’envergure régionale, cet équipement renforce véritablement l’attractivité du site de Chéops 87 et de toutes ses infrastructures (formation, hébergement, restauration…).
Les manifestations d’athlétisme qui se tiennent depuis son inauguration le 10 octobre 2025 ont reçu des retours très positifs de la part des organisateurs, des athlètes et du public, qui ont salué son aménagement, sa fonctionnalité et son esthétisme.
Façade du stade d'athlétisme indoor Marie-José Pérec
Parvis du stade d'athlétisme indoor Marie-José Pérec
Cet équipement sportif s’étend sur une superficie totale de 12 400 m², comprenant 8 400 m² d’espaces construits et 4 000 m² d’espaces extérieurs. Sa construction, attenante aux deux gymnases déjà présents, facilite les connections internes et optimise la gestion des flux de circulation piétonne et automobile. De plus, elle préserve des zones significatives de construction de chaque côté du bâtiment.
Les espaces bâtis se déclinent en :
Espace Accueil – Personnel : hall d’accueil avec sas, toilettes publiques, comptoir d’accueil, bureau de gestion, deux locaux d’isolement pour la sécurité.
Espace sportif constitué :
- d’une aire de compétition avec :
- un anneau à virages relevés de 200 m à 6 couloirs ;
- une ligne droite de 60 m à 8 couloirs ;
- une aire de saut en longueur et triple saut avec 2 espaces de pratique ;
- une aire de saut en hauteur ;
- deux aires de saut à la perche ;
- une aire de lancer de poids ;
Vue d'ensemble de la piste d'athlétisme
Ligne droite de compétition
- d’un espace d’échauffement avec :
- une ligne droite de 115 m à 4 couloirs ;
- des aires de réception des sauts (longueur, hauteur) ;
Piste d'échauffement
Vue du projet de salle d'échauffement
• une cage d’entraînements aux lancers (marteau et disque) ;
• des locaux de stockage pour matériel sportif ;
• des vestiaires-sanitaires ;
• une salle de musculation ;
Salle de musculation
d’un espace récupération.
Bain froid
Sauna
Espace annexe compétitions :
• une infirmerie ;
• une chambre d’appel, un local de chronométrie, un local régie/animation, un local direction/PC sécurité ;
• un secrétariat de compétition/salle de réunion.
Espace spectateurs – convivialité :
• tribunes de 513 places en gradins fixes et possibilité de mettre en place 250 places en gradins démontables ;
Tribunes de la salle d’athlétisme indoor Marie José Perec
- une coursive périphérique en surplomb de l’aire d’évolution pour 250 places debout ;
- une zone buvette avec local de stockage ;
- deux blocs sanitaires avec séparation hommes/femmes.
Espace technique :
• des locaux techniques ;
• des locaux de stockage matériel technique et d’entretien.
Le bâtiment est construit en structure métallique. La toiture est constituée de sheds vitrés apportant une lumière neutre et diffuse du nord. Un bandeau vitré de 2,40 m de haut en simple vitrage droit et courbe ceinture l’ensemble du bâtiment.
Vue des sheds et de la baie vitrée
La majorité de la façade est constituée d’un bardage de type alucobond en finition d’aluminium poli. Cet ensemble respecte une trame uniforme.
Le parvis extérieur est constitué d’un béton à fine granulométrie. Les différents éléments de mobiliers urbains, d’éclairage et de balisage y seront incorporés. Le garde-corps de protection autour du patio et des rampes est réalisé en barreaudage vertical, ne créant ainsi pas d’obstacle visuel. Les talus sont plantés avec des graminées persistantes.
Les aménagements intérieurs sont sobres, tribune en béton ; les menuiseries extérieures en aluminium, intérieures en bois, en PVC pour les milieux humides ; les cloisons de doublage ou de distribution sont en plaques de plâtre, en agglomérés de ciment pour les locaux humides et béton pour les vestiaires ; les revêtements de sol sont conformes aux exigences du programme : carrelage ou béton surfacé ; une préparation et finition intérieures sont prévues en peinture sur les ouvrages et une peinture de sol des locaux techniques. Les revêtements de sol sportifs antidérapants sont de type caoutchouc synthétique avec charges minérales.
La production de chaleur nécessaire au chauffage et à la production d'eau chaude sanitaire du complexe sportif est assurée à partir de la chaufferie existante qui dessert actuellement les deux gymnases. La chaufferie gaz a été redimensionnée pour répondre aux besoins (stade et gymnases). Les études de conception visent une réduction des coûts de fonctionnement et d’entretien ultérieurs. A ce titre, la halle sportive n’est chauffée à 12°C que par des températures extérieures très basses. Pour le confort du public, les tribunes sont chauffées à l’aide d’émetteurs statiques intégrés au plafond.
Par ailleurs, l’installation d’un système de production photovoltaïque d’une capacité de 296 kWc installé sur la toiture devrait rentrer en production au printemps 2026 avec une volonté de mettre en place une autoconsommation ouverte au tiers permettant ainsi d’alimenter en électricité (246 000 kW/an) 8 sites départementaux dans un rayon de deux kilomètres ainsi que les 3 bâtiments de l’EPIC de Chéops 87.
Le planning du chantier
avril - mai 2023 : préparation du chantier et installation des structures des entreprises ;
- juin 2023 : début des travaux de terrassement ;
- été 2023 : démarrage du gros œuvre ;
- automne 2023 : début de la pose de la charpente métallique ;
- printemps - été 2024 : fin du clos/couvert et démarrage des travaux intérieurs ;
- automne 2024 : second œuvre et installation des équipements techniques ;
- décembre 2024 : coulage de la piste d'échauffement ;
- janvier - février 2025 : réalisation de la piste de la salle et des sautoirs ;
- mars-avril 2025 : finitions et essais ;
- mai 2025 : livraison ;
- septembre 2025 : mise en service.
18 entreprises et groupements sont intervenues sur ce chantier. Parmi elles, 14 étaient haut-viennoises.
Cette construction a nécessité un investissement de 25,8 M€, cofinancé par le Département de la Haute-Vienne, la Région Nouvelle-Aquitaine, l’Agence nationale du sport, l’Etat et l’Europe.
- d’une aire de compétition avec :
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La demi-pension de cet établissement accueille quotidiennement 680 rationnaires (élèves, agents et professeurs). L’effectif d’élèves de cet établissement devrait rester stable sur les prochaines années.
La laverie est située entre la ligne de self et la salle à manger du personnel, dans un local exigu.
Le lave-vaisselle en place était vétuste et dysfonctionnait. Il nécessitait une maintenance régulière entraînant ponctuellement des difficultés dans l’organisation du service de restauration. De plus, l’étanchéité sous carrelage était défectueuse, elle occasionnait des infiltrations d’eau au niveau du bureau du chef de cuisine situé en sous-sol.
Par ailleurs, les conditions de tri préalable des plateaux par les rationnaires n’étaient pas optimales et engendraient de ce fait une charge de travail supplémentaire pour les agents.
Il était noté enfin l’absence de local « stockage de vaisselle propre » dans ce secteur du bâtiment.
Outre le remplacement du lave-vaisselle, l’opération de restructuration a eu pour objet de répondre d’une part à l’amélioration des conditions de travail des agents, et d’autre part aux nouvelles modalités de tri des déchets par les élèves.
Les prestations suivantes ont ainsi été réalisées :
le remplacement du lave-vaisselle existant par un lave-vaisselle avec une pompe à chaleur à 200 casiers/heure, dérochage hydraulique, lavage, rinçage, tunnel de séchage ;
la mise en place d’un dispositif de tri participatif des rationnaires plus opérant et une ergonomie à destination des agents dans les espaces de tri sale et propre ;
la dépose et la réfection du faux-plafond dans la zone laverie ;
la mise en œuvre d’une étanchéité sur carrelage existant avec remontée en plinthe ;
le remplacement des éclairages laverie par des dalles led étanches ;
la création et le déplacement des attentes électriques et plomberie ;
le réaménagement de la laverie avec la création d’un local stockage vaisselle propre ;
la fourniture et mise en œuvre d’une hotte en sortie laveuse et d’un plénum avec grille en entrée laveuse.
Le chantier, d’une durée de 3 mois, s’est déroulé hors présence d’élèves lors des vacances scolaires estivales 2025.
Cinq entreprises, toutes haut-viennoises sont intervenues sur ce chantier pour un coût de travaux de 230 000 € TTC.
Lave-vaiselle
Mobilier de tri particiaptif
Zone de tri salle - propre
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Le collège Albert CALMETTE disposait jusqu’ici d’un seul bloc sanitaire accessible de façon permanente aux élèves, situé sous le préau de l’externat. Ce bloc comprend 7 cabines coté filles et 5 cabines et 5 urinoirs coté garçons. Au regard de l’évolution des effectifs accueillis dans ce collège, ce nombre n’était plus adapté au besoin.
Par ailleurs, l’entrée des élèves empruntant les transports scolaires s’effectuait par le portail de service situé rue Albert Calmette et utilisé également pour les livraisons de la demi-pension et le ramassage des poubelles. Afin d’améliorer la sécurité des accès, les horaires d’arrivée des élèves correspondant le matin à celles des livraisons, il y avait nécessité de séparer ces flux.
L’opération de travaux réalisée en 2025 visait à apporter une réponse conjointe à ces deux problématiques.
Ainsi un bâtiment « sanitaire » avec parement en matériaux composite en rappel des couleurs du préau a été implanté contre le talus végétal en contrebas de la rue Albert Calmette et en complément des sanitaires existants. L’implantation de ce bloc, éloigné des bâtiments externat et demi-pension permet de déconcentrer les élèves et de mieux les répartir dans l’espace de la cour de récréation.
Le bloc sanitaire se compose de 3 espaces :
- un premier de 33 m² pour les filles avec l’aménagement de 9 cabines ;
- un second de 31 m² pour les garçons avec 4 cabines et 10 urinoirs ;
- un local entretien de 10 m² pour le matériel de nettoyage.
Deux sanitaires cabines accessibles aux personnes à mobilité réduite seront aménagés.
Ainsi positionné, le bloc sanitaire a servi de support pour aménager un escalier d’accès de 2 volées liaisonnant la cour et la rue Albert Calmette avec la création d’une nouvelle entrée à proximité de l’arrêt de bus. Côté rue, un perron avec un abri permettant le contrôle des entrées par les assistants d’éducation a été édifié.
En partie basse et côté cour, un auvent vient habiller le devant des sanitaires et l’arrivée de l’escalier afin de permettre un passage abrité et lier les deux aménagements entre eux.
Le chantier s’est déroulé sur 6 mois pour partie en site occupé de juillet à décembre 2025.
Neuf entreprises, toutes haut-viennoises sont intervenues sur ce chantier pour un coût de travaux de 440 000 € TTC cofinancé par le Département et l’Etat.
Détails escaliers
Escalier intégré au bloc sanitaire
Sanitaires bleus
Sanitaires verts
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L’engagement du Département en faveur de la réduction des dépenses énergétiques et de transition énergétique s’est caractérisé notamment par deux opérations en 2025.
L’installation d’une chaufferie biomasse au collège Jean Moulin d’Ambazac
Le collège d’Ambazac est composé de 5 bâtiments :
un bâtiment principal administration/enseignement/logement gardien/local agent (bâtiment B) comportant la chaufferie existante ;
un bâtiment enseignement/vie scolaire (bâtiment B’) ;
un bâtiment demi-pension/enseignement (bâtiment C) ;
un bâtiment désaffecté (anciennes salle de cours – bâtiment D) ;
un bâtiment logements de fonction (A).
Les bâtiments logements de fonction (A), externat (B et B’) ainsi que le bâtiment demi-pension (C) ont fait l’objet d’une réfection complète des façades avec mise en place d’une isolation pour l’extérieur en 2019.
Le surdimensionnement des chaudières gaz datant de 2006, les équipements vétustes en sous-station et un réseau de distribution vieillissant et emboué, nécessitaient de repenser l’installation dans son intégralité.
De plus, l’automate de programmation actuelle ne permettait pas de planifier de façon optimale les périodes de chauffe et de réduit.
Afin d’une part de limiter la consommation de gaz sur cet établissement en favorisant l’utilisation d’une énergie non fossile et d’autre part de garantir des économies sur les factures énergétiques à venir, il a été mis en place une chaudière bois à granulés de 200 kW et une chaudière gaz à condensation de soutien et secours de 400 kW. Un ballon tampon de 4 000 litres est également installé afin d’assurer l’efficacité hydraulique.
Au vu de l’espace réduit dans la chaufferie actuelle et de son positionnement peu pertinent au droit de l’entrée du bâtiment principal (B), les deux chaudières ainsi que le silo à pellets d’une capacité de 26 tonnes (30 m3), sont implantées dans le bâtiment D par la création de locaux dédiés spécifiques. Ainsi, la desserte pour les livraisons de granulés rendue commune avec celle de la demi-pension est complètement indépendante de l’accès des élèves.
Le déplacement du local chaufferie a nécessité la création d’un réseau de chaleur et de prolonger le réseau gaz de la demi-pension vers le bâtiment D.
Les panoplies hydrauliques des sous-stations des bâtiments ont également été entièrement reprises.Afin d’optimiser la régulation et la puissance des installations, l’opération a intégré la mise en place d’une Gestion technique du bâtiment (GTB) permettant également d’adapter les consignes de chauffage à l’utilisation des différents locaux.
Il est précisé que cette nouvelle installation permettra une réduction annuelle des consommations énergétiques d’environ 150 000 kW ainsi qu’un abaissement des émissions d’équivalents Co² de 142 tonnes par an.
Il est à noter que l’espace libéré de la chaufferie actuelle dans le bâtiment B pourra être aménagé ultérieurement pour des usages éducatifs.
Les travaux se sont déroulés à l’issue de la saison de chauffe de l’hiver 2024/2025 sur une période de 6 mois. La nouvelle installation était opérationnelle pour la saison de chauffe 2025/2026.Une entreprise est intervenue sur ce chantier pour un coût de travaux de 490 000 € TTC cofinancé par le Département et l’ADEME.
Chaufferie
Silo
La rénovation et l’optimisation des installations de chauffage du collège Maurice Genevoix à Couzeix
L’établissement disposait de panoplies et de réseaux de chauffage vieillissants. Les réseaux de distribution étaient emboués et peu adaptés aux besoins. Ils nécessitaient d’être assainis.
De plus, l’automate de programmation actuelle ne permettait pas de planifier de façon optimale les périodes de chauffe et de réduit.
La production d’eau chaude sanitaire des cuisines n’était pas efficiente et son bouclage énergivore.
Les travaux de rénovation et d’optimisation ont donc consisté en :
la refonte complète des panoplies, des circulateurs de chauffage, vannes sondes et autres équipements en chaufferie et en sous-station ainsi que les armoires électriques dédiées ;
le désembouage et la modification des réseaux ;
la mise en place d’une GTB ;
le remplacement avec redimensionnement de la production d’eau chaude sanitaire dans la cuisine.
Une entreprise est intervenue sur ce chantier pour un coût de travaux de 170 000 € TTC.
Il est précisé que les travaux réalisés n’ont pas fait l’objet du remplacement des chaudières, le collège devant être raccordé prochainement au réseau de chaleur urbain déployé sur la commune.