La parole des groupes politiques

  • Des annonces mais très peu d’avancées, le même constat pour deux secteurs sous pression cet été

    Les épisodes caniculaires récents ont une nouvelle fois apporter la preuve que les moyens humains et matériels dont disposent les établissements hospitaliers de la Haute-Vienne sont très insuffisants pour faire face à l’afflux de patients.

    Et pourtant l’ambitieux « Ségur de la santé », lancé en mai 2020, devait apporter une réponse aux difficultés de fonctionnement rencontrées par le secteur hospitalier…6 ans après, la situation des hôpitaux continue à se détériorer. Le bilan des différents gouvernements Macron est catastrophique ! Alors, la venue de la ministre de la Santé le 10 juillet dernier pour se limiter à évoquer l’arrivée des climatiseurs et les conditions de travail des soignants en période de canicule révèle un grand décalage entre les décisions gouvernementales et la réalité du terrain. Le défaut d’anticipation de l’Etat est patent ! 

    Pour sa part, le Conseil départemental a déclenché, dès le niveau orange canicule activé par le préfet, son dispositif de soutien aux personnes âgées, souvent les premières victimes de ces épisodes. Il intervient ainsi, dès lors que les EHPAD en expriment le besoin, pour financer le recrutement ponctuel de renforts (76 postes réservés). 

    De plus, les Maisons du Département et les services sociaux sont également mobilisées pour qu’un suivi renforcé des personnes âgées à domicile et isolées soit assuré, en lien avec les centres communaux d’action sociale et les associations partenaires. Enfin, notre collectivité agit au quotidien pour réduire le nombre de logements mal isolés et aider les propriétaires les plus modestes à engager des travaux de rénovation énergétique. 

     

    Depuis le mois de juin, 354 hectares de végétation ont brûlé en Haute-Vienne, un niveau jamais atteint qui a mobilisé sans relâche nos sapeurs-pompiers depuis plusieurs semaines.

    Un pic critique a été atteint le 8 juillet dernier avec 4 incendies qui se sont déclenchés simultanément sur notre territoire, ce qui a nécessité le concours de sapeurs-pompiers de départements limitrophes, sans oublier le concours des agriculteurs.

    Mais, à présent, c’est à notre tour de venir en renfort pour faire face à des incendies hors-norme en Gironde et dans les Landes que le retour de la canicule et le vent risquent de réactiver. Comment alors ne pas déplorer l’inertie de l’Etat face aux actions à engager préconisées à la suite des terribles incendies de 2022 ? Aussi, sommes-nous très favorables à la demande des Départements de France pour l’ouverture immédiate d’une réforme du financement des SDIS, avec des ressources nouvelles et pérennes, à la hauteur des risques auxquels est confronté régulièrement notre pays. 

    Des sapeurs-pompiers professionnels, volontaires et des secouristes haut-viennois y sont partis et du matériel a été aussi prêté. Quant à notre collectivité, elle travaille avec les services de l’Etat au niveau départemental pour pouvoir accueillir temporairement au sein de nos EHPAD les personnes âgées dépendantes qui ont été déplacées.

    En cette période où nos concitoyens et nos territoires ne sont pas épargnés, nous nous devons d’agir, au nom de la solidarité, pour aider prioritairement les plus vulnérables !

    Stéphane DESTRUHAUT

    Président du Groupe Socialistes, Apparentés et Citoyens

    Publiée le 14/08/2026

  • C'est chaud !

    Les services de secours sont débordés avec la canicule qui frappe notre département. La sécheresse s’installe, et avec, son lot d’incendies. À peine un mois d’été et déjà plus de 200 hectares partis en fumée. C’est historique pour notre département. Arrivés de plus en plus tôt ces incendies mobilisent des moyens conséquents : humains et matériels. Majoritairement porté par les Départements, le système de financement est à bout de souffle, les collectivités territoriales devant participer au redressement des comptes de l’État. Pourtant c’est bien à l’État de trouver des solutions de financement pérennes à la hauteur des enjeux. Pour cela, il est impératif de redonner aux services publics toute leur place afin de garantir, sur l’ensemble du territoire, une sécurité civile équitable et efficiente.

    Pierre Allard, Président du groupe ADS-PCF et Apparentés

    Publiée le 14/08/2026

  • Non à la consigne !

    Lors d’un conseil de planification écologique réuni en mai dernier, le Président de la République a évoqué la consigne sur les bouteilles en plastique comme levier possible pour atteindre les objectifs européens de recyclage à l’horizon 2030.

    Séduisant au premier abord, ce dispositif ne constitue pas un levier pertinent d’un point de vue environnemental et économique.

    D’abord, loin de réduire l’usage du plastique, la consigne pour recyclage risquerait d’en pérenniser la production et la consommation.

    Elle complexifierait aussi le geste de tri, pourtant simplifié ces dernières années par l’extension des dispositifs de collecte.

    Enfin, s’agissant des collectivités locales qui ont massivement investi dans la collecte et la gestion des déchets, la consigne aurait comme conséquence une perte de recettes considérable dans les finances de celles-ci.

    Groupe Union de la Droite, du Centre et Indépendants

    Publié le 14/08/2026