La parole des groupes politiques

  • Un Conseil départemental en attente d’évolutions mais toujours dans l’action

    À l’heure où je rédige cette tribune, le Premier Ministre décide de recourir au fameux 49-3 pour faire adopter, sans vote de l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances pour 2026 et d’engager par conséquent la responsabilité de son gouvernement.

    Il y a urgence pour éviter à notre pays de s’engager sur la voie d’une nouvelle crise politique et budgétaire.

    Il est vrai que les prévisions de recettes erronées en 2023 et 2024 et la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024 ont paralysé le processus budgétaire et ont participé à aggraver la dette publique de plus de 3 400 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2025 !

    Nous comprenons bien que désormais, des efforts importants doivent être réalisés pour stabiliser les comptes de la Nation. C’est pourquoi, les socialistes ont agi pour aboutir à l’adoption d’un budget de compromis. 

    Il s’agit bien en effet d’un budget de compromis puisque, grâce au bras de fer engagé avec le gouvernement, nous avons obtenu de réelles avancées : 

    • du pouvoir d’achat redonné : 2 milliards de plus pour la prime d’activité, pas d’augmentation des impôts pour 19,8 millions de personnes, pas de hausse du reste à charge sur les frais de santé, pensions de retraite revalorisées ...

    • des jeunes mieux soutenus : généralisation du repas à un euro pour les étudiants, dégel des bourses étudiantes, maintien des budgets des missions locales …

    • des services publics renforcés : 1 milliard de plus pour l’hôpital et 3,9 milliards de plus pour le budget de la santé, 2 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap supplémentaires …

    • des logements plus accessibles : dégel des APL, plus de logements sociaux…

    • des mesures écologiques relancées :  préservation du fonds vert utile pour soutenir les projets locaux de transformation écologique, reprise du dispositif MaPrimeRénov…

    • de la justice fiscale réintroduite : 8 milliards de surtaxe maintenus pour les 400 plus grandes entreprises, 1, 5 milliard supplémentaire de taxation des revenus du capital, abandon de hausse de taxes sur les classes moyennes et populaires…

    Nous serons également très attentifs aux moyens accordés aux collectivités territoriales et notamment aux Départements. La volonté de l’actuel Premier ministre d’engager un nouvel acte de décentralisation nous pousse à faire preuve de la plus grande vigilance. Nous veillerons à ce que l’évolution proposée s’accompagne de moyens financiers suffisants bien sûr. C’est le plus important. Sinon, ce nouvel acte ne serait qu’un délestage supplémentaire de dépenses nationales vers le local.

    Nous savons que les attentes dans notre département sont grandes en la matière tant de la part des élus locaux que des habitants ou encore des acteurs économiques.

    Le récent sondage réalisé par IPSOS BVA sur la perception des Départements français nous le confirme d’ailleurs. Il révèle notamment que pour 8 Français sur 10, le Département contribue au dynamisme des mondes rural et périurbain et que pour 7 Français sur 10, il joue un rôle concret dans l’amélioration de leur vie quotidienne… ce plébiscite nous donne encore plus d’énergie pour relever les défis qui attendent notre collectivité ! Vous pouvez compter sur nous.

    Stéphane DESTRUHAUT, Président du groupe Socialistes, Apparentés et Citoyens

    Publié le 06/02/2026

  • CPF : zéro de conduite

    La réforme du Compte personnel de formation (CPF) dans le Projet de loi Finances prévoit de retirer le droit aux salariés de financer leur permis de conduire via leur CPF pour le réserver aux demandeurs d’emploi. Le permis de conduire représente un quart des formations financées par le CPF. Une mauvaise nouvelle pour la mobilité dans nos territoires ruraux, où les habitants n’ont souvent pas d’autres choix que d’utiliser une voiture, faute de transports collectifs. Ce budget annule aussi l’aide de 500 euros pour le financement du permis de conduire des apprentis.

    La mobilité reste une nécessité, sans permis de conduire, difficile d'accéder à l’emploi ou d’avoir une vie sociale. Cette mesure est un nouveau coup dur pour le pouvoir d’achat, quand on sait que le coût du permis de conduire est de 1 500 à 2 000 euros.

    Pierre Allard, Président du groupe ADS-PCF et Apparentés

    Publié le 06/02/2026

  • Ligne Bordeaux-Lyon : un non sens absolu

    Le 27 novembre dernier, la SNCF annonçait la mise en service d’une future ligne TGV entre Bordeaux et Lyon empruntant un itinéraire via la région parisienne et non la ligne historique passant par Limoges.

    Cette annonce éloigne encore davantage la perspective d’un aménagement équilibré du territoire et alimente auprès des habitants et des acteurs économiques un sentiment d’abandon déjà très présent compte tenu de la dégradation continue des infrastructures de transport sur notre territoire.

    Aussi, la restauration de la liaison transversale contribuerait à favoriser la cohésion territoriale, le développement économique et la transition écologique.

    Une nouvelle fois délaissée, la Haute-Vienne serait-elle considérée comme un département de seconde zone !

    Groupe Union de la Droite, du Centre et Indépendants

    Publié le 06/02/2026