Les actions d’inclusion sociale

Ces actions sont destinées à développer les prérequis nécessaires à l’élaboration de parcours d’insertion pour les personnes ne pouvant accéder aux mesures d’insertion professionnelle ou au secteur de l’IAE comme inscrit dans le PTI.

Elles constituent, en parallèle de l’accès au droit commun, une offre d’insertion mobilisable dans l’élaboration des CER particulièrement destinée aux personnes accompagnées par les  travailleurs sociaux du Département.

Par nature très diverses (ateliers de mobilisation, accompagnement psychosocial, aide financière, spécificités de certains publics), ces actions au nombre d’une vingtaine ont accueilli plus de 2 000 personnes dont une grande majorité d’allocataires du RSA.

Le Conseil départemental a contribué en 2017 au financement ou co-financement de l’ensemble de ces actions à hauteur de 608 300 € dont 326 500 € par le biais de marchés publics eux-mêmes mobilisant des crédits du Fonds social européen.

Au cours de l’année 2017, le renouvellement des actions inscrites dans le cadre d’un marché public ont fait l’objet d’une nouvelle consultation et d’une évolution du contenu des cahiers des charges. Le cadre de fonctionnement de ces nouveaux marchés, passés pour la période 2018-2020, intègre les dispositions suivantes :

  • positionnement de 2 nouveaux prestataires,
  • introduction d’une clause relative à des séances de sensibilisation à l’usage du numérique pour améliorer l’accompagnement des BRSA
  • maintien d’une couverture départementale des actions notamment en secteur rural.

Parmi l’ensemble de ces actions, les dispositifs relatifs à la mobilisation sociolinguistique et la mobilité connaissent un taux d’activité et de prescription particulièrement élevé.

En ce qui concerne les savoirs de base, le public des bénéficiaires du RSA se caractérise par une part conséquente de personnes disposant de qualifications inférieures à un niveau V et/ou ne maitrisant que partiellement le français. Cette situation constitue pour eux un frein à la construction de parcours d’insertion cohérente.
Au regard des besoins dans ce domaine, la capacité d’accueil de l’action financée par le Conseil départemental a été portée de 9 groupes à 12 groupes. La demande reste très forte sur cette action.

La Plateforme mobilité a connu sur 2017 sa première année pleine de fonctionnement. Fédérant le concours financier de différents acteurs institutionnels elle est portée respectivement par l’association Varlin Pont Neuf pour l’activité de prêt de véhicules et l’association ALEAS pour l’activité de formation (permis de conduire et conseil en mobilité).

S’agissant du volet « prêt de véhicules », cette initiative a permis d’enrichir le parc existant des scooters de 10 voitures, diversifiant ainsi le profil des usagers potentiels et de maintenir une couverture départementale de l’accès des personnes à ce dispositif.

S’agissant du volet « formation », la mise en œuvre de la fonction de conseiller en mobilité a connu un nombre important de prescriptions afin notamment de développer un accompagnement adapté aux personnes non titulaires du permis de conduire. La préparation à l’obtention de ce dernier reste un objectif important de cette action.

Le volume conséquent des orientations vers la Plateforme mobilité constitue un des éléments majeurs de cette première année de fonctionnement.