Né sous les coups. La chambre blanche / Martyn Waites.

Rivages, 2013, 2015

Deux romans pour raconter, de l’immédiat après-guerre au début des années 2000, cinquante ans de l’histoire de l’Angleterre, ou L’inexorable et profonde dégradation des conditions de vie d’une classe laborieuse qui s’obstine à bouger encore.

Services publics, NHS, emplois, allocs, industrie : une chute sans fin. Dans Né sous les coups, Martyn Waites décrivait, de 1984 à 2001, la grève des mineurs, la répression de Thatcher, l’abattage du prolo, le déclin des syndicats, à Coldwell, ville du nord imaginaire, cité moribonde vidée de ses mines pourtant rentables. Dans La chambre blanche, il situe l’action de 1946 à 1974, à Newcastle, et détaille la fin des utopies socialistes, la corruption des politiques. Dur. La casse sociale n’entraîne pas le meilleur chez l’homme. Il faut bien vivre. Tant pis, si pour cela, il faut dealer, cogner, tuer, trahir sa classe. Aucun espoir ? Aucune possibilité de rester intègre, fidèle à ses idéaux ? Si ! Chez Waites, une faible lueur scintille dans le noir. La petite flamme de la lutte résiste.

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