En amont / Alain Bashung

Ré-entendre la voix de Bashung presque 10 ans après sa disparition, ça fait du bien et c’est étrange… Car il s’agit là de nouveaux textes. Et donc d’un nouvel album. Ces textes avaient été gravés au moment des sessions d’enregistrement de l’album Bleu Pétrole mais n’avaient pas été retenus.

Chloé Mons, la femme de Bashung a décidé de confier la réalisation de cet album à Edith Fambuena, productrice et musicienne reconnue et qui avait déjà travaillé avec Bashung sur l’album Fantaisie Militaire. Les textes sont signés Dominique A, Doriand, Daniel Darc, Raphaël, Mickaël Furnon, Arman Méliès, Joseph d’Anvers… interprètes et compositeurs pas des moindres. Dans cet album, la voix de Bashung est mise en avant et les arrangements musicaux en font un digne successeur de Bleu Pétrole.
« Immortels », titre qui fait l’ouverture avec une guitare sèche et la seule voix de Bashung, assez troublant, avant l’arrivée de cordes qui subliment un peu plus cet excellent morceau, surement le plus beau de cet album. Avec « Ma peau va te plaire », on revient au blues, avec un riff de guitare hypnotique qui rappelle « Personal Jesus » des Modes. « La mariée des roseaux », texte de Daniel Darc, nous fait passer en mode ballade mélancolique et la voix de Bashung se fait plus douce, plus poétique. Un joli moment d’émotion. L’ensemble de cet album se tient de bout en bout, il est cohérent.  
C’est effectivement étrange de se dire que cet album est son nouvel album et qu’il ne le défendra pas sur scène car Bashung c’était un mec de scène mais ça fait un bien fou de l’entendre encore sur des nouvelles compos.
Bashung, oh Bashung, t’aurais pas dû nous laisser la nuit…

Katia Royère De Bastiani

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